Eglise St Colomban
L'ÉGLISE DE BAINS LES BAINS ÉGLISE SAINT COLOMBAN
Le bâtiment actuel date de 1740. C'était alors une église « GRANGE », c'est-à-dire une grande salle rectangulaire avec un plafond plat et une tour. Mais sa destruction et reconstruction eurent lieu dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle elle a été transformée et embellie. On a ajouté les colonnes, le choeur, l'orgue et rehaussé la voûte. Les vitraux du choeur datent de 1777. Ceux de la nef ont été restaurés après la seconde guerre mondiale, vers 1947-1950.
A droite du choeur la chapelle castrale (des ducs de Croy d'Harvé) permettait au seigneur d'assister à la messe depuis cet endroit qui était à l'origine une chapelle baptismale. Tous les vitraux y rappellent le baptême : baptême du Christ dans le Jourdain, baptême de Clovis par l'Archevêque Rémi, la Samaritaine : l'eau vive. Maintenant c'est la chapelle du Soldat, réservée au souvenir des soldats de la guerre de 1914-1918, évoquée par le grand tableau de Minoux et Mangin qui couvre le mur de gauche. En face, se trouve un ancien tableau religieux, dont le cadre massif provient d'un portrait de la duchesse d'Angoulême, fille de Louis XVI, offert par elle-même après sa visite à Bains en 1829. Dans cette chapelle, on peut voir un ex-voto en souvenir du fiancé d'une fille Demazure, tué en 1918.
Nos églises de pierre, à l'image de l'Eglise, la communauté des croyants, et en communion avec les hommes et les femmes de la Terre, Sont modelées par l'histoire et en gardent mémoire dans la pierre, le coeur, la culture du temps.
Bains les Bains faisait partie du Chapitre de Remiremont (les portes de la sacristie s'ouvrent avec les clés du Chapitre). C'était un des cinquante-deux bans du Chapitre de Remiremont qui s'étendait de Saint Dié jusqu'à Metz. Fontenoy le Château appartenait à Toul et à la Bourgogne, tandis que Bains était à la Lorraine.
SAINT COLOMBAN
La paroisse de Bains est la seule du diocèse à avoir Colomban comme patron.
Saint Colomban naquit en Irlande vers le milieu du Ve e siècle. Doté d'une nature ardente et passionnée, mais ne voulant pas se laisser asservir par les instincts de la luxure et de la concupiscence, il s'enfuit jusqu'au Nord-Ouest de Irlande pour se ranger sous la houlette de Commgall, abbé de Bangor. La vocation de missionnaire s'éveilla alors en lui et le poussa à partir avec douze de ses compagnons. Embarqués sur une barque de fortune, ils se laissèrent porter par les flots qui les menèrent en terre de Gaule en 590. Colomban et ses compagnons vinrent se fixer aux confins de la Bourgogne et de l Austrasie, sur les pentes méridionales des Vosges. Cagnoald, grand officier du palais du roi Childeberg II (575-596) concède à Colomban près d 'Annegary, un domaine en ruine de Luxovium (Luxeuil), antique cité gallo-romaine, bâtie autour des sources thermales.
Les moines de Colomban relevèrent la cité de ses ruines (Attila l'avait ruinée) ; à l'emplacement du temple de Diane fut élevée l'église Saint-Pierre, puis les cabanes de bois, cellules individuelles, réfectoire, salle de travail. Entouré d'une clôture, le monastère devait ressembler à une sorte de camp où allait se développer un centre de vie chrétienne intense.
Saint Colomban fut renvoyé vers l "Irlande; il passa par Besançon, Autun, Nevers, Orléans, Tours, jusqu'à Nantes et la mer. Mais le bateau qui devait le rapatrier avec ses moines fut rejeté pendant trois jours sur la plage, il fut alors décidé de lui laisser la liberté. Il se rendit alors successivement à Soissons puis Metz où il ne souhaita pas rester. Il s'embarqua sur le Rhin et pénétra en Suisse où il demeura quelque temps, puis finalement il passa les Alpes. Le roi Agilulfe lui donna la terre de Bobbio dans une gorge des Apennins ; c'est là qu’il fit sa dernière fondation monastique. C'est là aussi qu'il devait mourir le 21 novembre 615.
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Ami visiteur, curiste ou touriste de passage, peut-être sentirez-vous le besoin de rester un peu dans le calme de ce lieu. Les bancs vous invitent à vous asseoir et à être seulement là à contempler.
A contempler peut-être un vitrail de la nef :
- à droite, la Pentecôte, les apôtres recevant l Esprit Saint dont tous nous avons tant besoin,
- La nativité de Jésus qui est né de Marie à Bethléem, en Palestine ;
- L'Assomption : Marie, Mère de Jésus est emportée au ciel avec son corps et son âme ;
- Ou à gauche, la guérison en piscine d'un paralytique, qui nous rappelle que nous sommes dans une ville d'eau où les cures procurent des bienfaits.
Peut-être sentirez-vous le besoin de vous exprimer devant le Seigneur, de lire un psaume ou un texte dans la, Bible ouverte....
