Chapelle du Bois Banny
LA CHAPELLE DE NOTRE-DAME DU BOIS BANNY
A FONTENOY LE CHATEAU
Deux dates : 1909 : la chapelle a été récemment rénovée
1999 : la chapelle est épargnée par la tornade du 26 décembre qui ravage
la forêt alentour, mais pas un arbre ne tombe sur la chapelle.
LA LÉGENDE ET LES ORIGINES.
Placée au creux d'un grand chêne séculaire, une statuette de la Madone - celle qui est encore actuellement d'objet de la vénération populaire - attirait la piété des fidèles et provoquait leur dévotion par des faveurs spirituelles, des grâces et des miracles que la renommée proclamait dans toute la contrée.
La matière première de la statuette est une sorte de stuc qui semble identique à celui d'une pierre d'autel de St Crépin qui se trouvait dans la primitive église de Fontenoy le Château.
Voulant manifester leur reconnaissance à la Reine du Ciel, les habitants de Fontenoy le Château voulurent par trois fois transporter la statuette dans l'église de leur village, mais à chaque fois la statuette disparaissait de l'église et était retrouvée intacte dans le creux du vieux chêne. Les habitants comprennent son désir de voir s'élever un sanctuaire à l'emplacement de l'arbre. Telle est la légende, légende un peu commune aux Madones de notre contrée. Mais historiquement la dévotion à la Vierge du Bois Banny est très ancienne.
La Vierge de l'Annonciation était le vocable officiellement reconnu par l'Église pour honorer celle que le langage populaire avait jusqu'alors et devait toujours désigner sous le nom de Vierge du Bois Banny. (Mais la fête de l'Annonciation avait été le jour particulièrement choisi par la Vierge au Chêne pour répandre abondamment ses grâces). « L'Annonciation » désigne « l'annonce » par l'Ange â Marie qu'elle enfantera le Messie, le Fils de Dieu.
LES CHAPELLES SUCCESSIVES
Vers 1539 : chapelle primitive construite après les trois translations de la statuette du chêne à l’église de Fontenoy, mais tombée en ruines cent soixante ans plus tard
Pendant la guerre de 30 ans, de 1618 à 1648, la statuette a été cachée par « la pieuse industrie de quelques âmes dévotes » ; puis la tourmente passée un nouveau sanctuaire est érigé dans les premières années du XVIIIe siècle.
La statue échappe encore à la tourmente révolutionnaire mais une fois celle-ci passée la Madone est rapportée dans son sanctuaire où l'on entreprend les réparations les plus urgentes. Mais la chapelle est vétuste et elle est démolie en 1826 puis reconstruite et inaugurée le 16 août 1826 par le jeune abbé Jean-Baptiste Marchal avec un immense concours des villages les plus éloignés de la Franche-Comté. Mais c'est un édifice sans caractère « une simple salle à ouvertures carrées, précédée d'un fronton pseudo-grec est surmontée d'un mauvais campanile ».
1902 : la chapelle érigée en 1826 disparaît presque complètement pour faire place à une autre plus importante qui n'a conservé de l'ancienne que le fronton et le mauvais campanile. Mais l'intérieur est nettement amélioré. La transformation fut provoquée par un don anonyme de 2000 francs et les souscriptions généreuses des paroissiens.
L'inauguration eut lieu en grande pompe le 19 octobre 1902.
Ces manifestations eurent pour résultat de réveiller la piété populaire quelque peu assoupie et de remettre en honneur le pèlerinage forcément délaissé durant les longues années de la Révolution.
LA DÉVOTION A NOTRE DAME DU BOIS BANNY
La dévotion populaire prit des proportions incroyables pendant les jours désastreux de 1870. Fontenoy et toute la région environnante furent préservés des ravages de la guerre et les grâces particulières furent si nombreuses que la reconnaissance publique réclama instamment l'organisation d'un pèlerinage d'actions de grâces qui eut lieu le 5 octobre 1873 malgré une pluie torrentielle, et rien ne fut supprimé du programme.
1894 : un nouveau pèlerinage a lieu à l'occasion d'un nouvel embellissement de la chapelle. M, l'abbé Victor Deloy étant curé de la paroisse et M. Abel Daubié, maire de Fontenoy.
1902 : Huit ans après le mémorable pèlerinage de 1894, l'inauguration de la chapelle que nous voyons aujourd'hui devenait l'occasion d'inoubliables fêtes sous la présidence de M. le Curé Déloy, de MM. Les abbés J. Daubié, curé de Grand, C. Olivier, professeur au séminaire de Châtel, Em. Robin, curé de Parey-sous-Monfort et Ed. Jolibois, vicaire à Portieux, tous enfants de la paroisse.
1988 : Grand pèlerinage le jour du 15 août, présidé par
Mgr Paul-Marie Guillaume, Evêque du diocèse de Saint-Dié, année du Synode diocésain.
Les « instruments » nombreux, crosses, cannes et béquilles, presque tous disparus maintenant, qui à la fin du XIXe siècle encombraient la chapelle, rappelaient les guérisons miraculeuses qui se produisirent à la chapelle.
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« O Marie, toi qui appris par l'ange que tu serais mère, accompagne-nous sur les routes de nos vies et fais-nous grandir dans la confiance"
